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Rencontre des sœurs missionnaires à Farnières.

Fin mai à Farnières, les FMA missionnaires, récemment arrivées en France et Belgique-Sud se sont retrouvées pour un week-end de rencontre alliant prière, réflexion, détente.  Le thème de ce WE : « vivre la fraternité sans frontières » a permis à chacune de relire la riche expérience d’insertion dans une culture autre que la sienne !  Retour sur ce moment d’espérance pour l’Eglise et pour le monde d’aujourd’hui !IMG_1937

La fraternité sans frontière

Du vendredi soir 20 au dimanche matin 22 mai 2016, pour la première fois, les sœurs salésiennes de Don Bosco, originaires de continents différents, se sont rencontrées à Farnières sur le thème « la fraternité sans frontière ». C’est une vraie réalité dans le contexte actuel de la société et aussi dans la vie religieuse.

Nous venons de pays différents comme le Congo RDC, le Mexique, la Pologne et le Vietnam. Mais nous faisons partie de la même province France-Belgique-Tunisie. Notre intégration salésienne dans la province « Notre Dame des Nations » est singulier même si nous sommes enfants d’un seul Père par notre baptême et vivons la même spiritualité charismatique/évangélique par notre réponse vocationnelle. Comme Abraham (Gn 12-13), nous avons entendu l’appel et y avons répondu.

20160521_134828Notre commune réponse à l’appel du Seigneur, nous la vivons selon les Constitutions des Filles de Marie Auxiliatrice. Nous nous insérons dans cette « Famille religieuse » avec un nouveau départ en tissant des rapports interpersonnels, en cultivant une capacité relationnelle et un désir de communiquer ensemble. Donc, « la fraternité sans frontière » est fondée sur le Christ et vécue dans l’amour réciproque.

Toutefois, la différence culturelle (l’éducation, l’histoire, les vécus….) peut faire surgir le « choc culturel » ou « le choc des cultures ». Le temps vécu par cette rencontre avait pour but de partager « le choc culturel » de façon altruiste.IMG_1893 Après avoir entendu nos échanges fraternels, je perçois que tout être humain rencontre des obstacles variés : le «choc culturel » peut permettre un processus de relativisation de soi et de découverte de l’autre. Nous avons parlé :

  • de la joie de nous donner sans mesure dans un autre pays que le nôtre,
  • de la patience de nous faire comprendre en communiquant avec un autre langage que notre langue maternelle,
  • du courage de surmonter les difficultés,
  • de l’adaptation culturelle, du respect réciproque et la flexibilité mentale etc.
  • Nous avons pris le temps de nous rappeler notre premier « Oui » à la vie religieuse et de le concrétiser dans le quotidien. Nous avons également exprimé notre propre « choc culturel » de manière différente grâce aux discussions, à notre ouverture d’esprit et à notre dépassement de la peur du regard des autres.

20160520_204520En un mot, cette rencontre dans la maison « Notre Dame au Bois » à Farnières était une véritable fraternité sans frontière. Cette fraternité se construit peu à peu telle la « femme syro-phénicienne » (Mc 7,24-30).

Merci à vous toutes pour avoir vécu ensemble ce temps « interculturel » si fort et d’avoir pu échanger des gestes fraternels à l’exemple de « DIEU – AMOUR » (1 Jn 4,8)  selon l’esprit de Don Bosco et Marie -Dominique!

Sr Thérèse Nga  (NGUYỄN Tú Quỳnh Nga)

 

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