Qui sommes-nous ?

A la suite du Christ…

« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis » Jn 10,11
L’amour du Christ nous presse…

La contemplation et l’accueil de Son amour dans nos vies,  nous poussent à le manifester aux jeunes, la partie fragile de l’humanité. « Devenir signe de l’Amour prévenant du Père » (nos constitutions).

Nous suivons le Christ à la manière de Jean Bosco et de Marie-Dominique Mazzarello.

Jean Bosco, né près de Turin en 1815, a été appelé très jeune par Dieu pour consacrer toutes ses énergies aux jeunes peu gâtés par la vie. Il a fondé deux congrégations : les salésiens (salésiens en l’honneur de François de Sales qu’il admirait beaucoup) et, avec Marie-Dominique Mazzarello, née en 1837, elle aussi dans le nord de l’Italie, les Filles de Marie-Auxiliatrice, plus connues dans nos pays sous le nom de salésiennes de Don Bosco.

Ces deux congrégations se sont répandues dans le monde à une vitesse incroyable : la façon d’aimer de Don Bosco et de Marie-Dominique continue à battre dans les cœurs de milliers de salésiens, salésiennes, laïcs (salésiens coopérateurs, ancien(ne)s élèves, etc) et jeunes qui travaillent avec eux…

Aujourd’hui, nous sommes 11 225 salésiennes (31 décembre 2020) vivant dans des communautés réparties dans les cinq continents.

… avec Marie

Don Bosco a choisi ce nom pour nous : ” Filles de Marie-Auxiliatrice – FMA ” (plus connu en France sous le nom de “Soeurs Salésiennes de Don Bosco”) , parce qu’il voulait que nous soyions un monument vivant de reconnaissance à la Vierge Marie  Auxiliatrice, qui signifie “aide”, “secours”.

Le 5 août 1872, les premières Filles de Marie Auxiliatrice prononcent leur « oui », comme la Vierge Marie, pour être « auxiliatrices » surtout parmi les jeunes.

La Vierge Marie a une place importante dans notre spiritualité, c’est elle qui a aidé Don Bosco à développer son oeuvre en faveur des enfants et des jeunes en souffrance de Turin. Don Bosco, à la fin de sa vie a dit  : “dans ma vie, c’est elle qui a tout fait”.

“Par un don de l’Esprit et grâce à l’intervention directe de Marie, Saint Jean Bosco a fondé notre Institut en réponse aux attentes profondes des jeunes, pour leur salut en Jésus-Christ. Il lui a transmis un patrimoine spirituel inspiré de l’amour du Christ, Bon Pasteur, qui l’a marqué d’un puissant élan missionnaire” (Constitutions FMA, n.1).

Nos fondateurs

Jean Bosco naît le 16 Août 1815 aux Becchi de Castelnuovo d’Asti, un village perché sur une des collines environnant Turin. Orphelin de père à l’âge de deux ans, il est élevé par sa maman, Marguerite, paysanne remplie de sagesse chrétienne. Plus tard celle-ci aidera Don Bosco à persévérer dans sa vocation au milieu de conditions particulièrement difficiles. En 1835, Jean Bosco entre au séminaire. Pendant ces années, il découvre la pauvreté des jeunes retenus dans les prisons de Turin. Cela l’émeut profondément. Le 8 décembre 1841, il rencontre un orphelin, Bathélemy Garelli, dans la sacristie de l’église de St Francois d’Assise. C’est le début de l’oratoire des jeunes. Il  est ordonné prêtre la même année. D’un acte providentiel à un autre, Jean Bosco s’affermit dans son choix de prédilection pour les jeunes et développe ce qu’on appellera plus tard le « système préventif ». La fondation des Salésiens (1859) et des Filles de Marie Auxiliatrice (1872) sont des expressions palpitantes de sa réponse d’amour à Celui  qui, à travers la Vierge Marie, l’a appelé à être le guide et maître des jeunes livrés à eux mêmes. À sa mort le 31 Janvier 1888, Don Bosco laisse une famille religieuse florissante comprenant 773 salésiens et 393 Filles de Marie Auxiliatrice. L’Église entama son procès en béatification deux ans après sa mort. Don Bosco est béatifié le 2 juin 1929 et canonisé le 1er  avril 1934. Il est proclamé « Père et maître de la jeunesse » par Jean-Paul II en 1988.

« Il ne suffit pas que les jeunes soient aimés mais qu’ils se sentent aimés »
Don Bosco

Marie-Dominique naît le 9 mai 1837 à Mornèse en Italie dans une famille de paysans profondément chrétienne. Dès son jeune âge, elle manifeste un tempérament fort, dynamique et réaliste. Son manque d’instruction du début a été largement suppléé par son don d’organisation et son esprit d’initiative. A quinze ans, elle se consacre à Dieu  en adhérant à la Pieuse Union de Marie Immaculée où elle se distingue par son zèle. A vingt-cinq ans, à peine guérie du typhus, elle met sur pied avec deux compagnes une œuvre qui ressemble de près à celle de Don Bosco. L’arrivée de ce dernier à Mornèse le 8 octobre 1864 provoque chez Marie-Dominique une impression extraordinaire. En 1867, elle quitte sa famille pour la maison de l’Immaculée où fonctionnent l’ouvroir et le patronage festif qu’elle a fondés. Dans cette nouvelle ambiance, Marie-Dominique a l’opportunité de vivre l’idéal salésien. Par la suite, elle adhère pleinement à l’intention de Don Bosco de créer un institut religieux qui prendrait soin exclusivement des jeunes filles. Cette intention se traduira en acte quand, le 5 Août 1872, elle et 15 autres compagnes prononcent les premiers vœux. Elle est élue supérieure générale du nouvel institut. Quoiqu’ayant une vie courte, Marie-Dominique a pu voir fleurir et répandre son œuvre en d’autres régions d’Italie, en France et s’établir en Amérique du Sud. Elle est béatifiée le 20 novembre 1938 et proclamée sainte le 24 juin 1951.

« La joie est le signe d’un cœur qui aime beaucoup le Seigneur »
Marie-Dominique

Notre spiritualité

Une spiritualité éducative

Jean Bosco et Marie-Dominique Mazzarello ont reçu de Dieu l’appel à se faire proches des jeunes. À leur suite, nous contemplons de manière particulière le visage du Bon Pasteur. Ainsi Jésus est-il ému devant les foules sans berger. Dans l’évangile de St Jean, il se présente comme le bon berger qui connaît ses brebis, les appelle chacune par leur nom, les conduit au dehors…. Éduquer, du terme latin « educere » signifie conduire dehors. Éduquer c’est rejoindre les hommes et les femmes, les jeunes là où ils sont, pour les conduire vers un espace de liberté et leur ouvrir un avenir. Don Bosco a établi les grandes lignes d’un système éducatif appelé « préventif ». « Evangéliser en éduquant, éduquer en évangélisant » (Don Bosco). Le Système Préventif caractérise notre vocation dans l’Église en tant que spiritualité spécifique et méthode d’action pastorale. Il est une expérience d’amour apostolique qui a comme source le cœur même du Christ, et comme modèle la sollicitude maternelle de Marie. Il est une présence éducative qui, par la seule force de la persuasion et de l’amour, essaye de collaborer avec l’Esprit Saint pour faire grandir le Christ dans le cœur des jeunes. Comme la première communauté de Mornèse, nous sommes appelées à témoigner de cet amour patient qui excuse tout, qui a confiance en tous, supporte tout et ne perd jamais l’Espérance. Ses composantes fondamentales – raison, religion, « amorevolezza » (affection) – inspirent un projet éducatif qui répond pleinement aux exigences de l’évangélisation du monde des jeunes. Il requiert que nous sachions proposer aux jeunes et partager avec eux les valeurs fondées sur l’évangile en faisant appel aux ressources intérieures de la personne, dans l’attitude d’optimisme, de respect, de bonté, expression d’amour du Père. Ainsi vécu, le Système préventif offre la possibilité d’expérimenter la force libératrice de la grâce du Christ, favorise la maturation de convictions solides et ouvre au don généreux de soi.

Une spiritualité de l’incarnation

Dans toute l’histoire du peuple, Dieu promet « d’être avec », de ne jamais abandonner celui avec qui il fait alliance, il est présent. Jésus, quand il s’incarne, choisit de partager en tout la condition humaine, depuis la gestation dans le ventre d’une femme jusqu’à la mort sur la croix où il s’en remet à Son Père. Cette manière « d’être avec » devient pour toute la famille salésienne un modèle. « Je me sens bien ici avec vous, c’est vraiment ma vie que de rester avec vous », disait Don Bosco.
La prédilection de Jésus pour les tout petits est pour nous une source d’inspiration. Plusieurs paraboles expliquent que le Royaume advient par le plus petit. Comme Jésus, l’éducateur salésien prend soin du dernier, de celui qui a moins reçu au départ. Par les petites paraboles du Royaume, Jésus nous fait savoir que Dieu croit en l’homme. Don Bosco porte sur chaque jeune ce regard de Dieu : il croit en sa capacité à devenir meilleur lorsqu’il reçoit amour et confiance, il veut l’aider à faire sortir ce qu’il porte en lui de meilleur. Pour devenir signe et porteur de l’amour de Dieu pour les plus petits et les plus éloignés de l’Evangile, Don Bosco et Marie-Dominique à sa suite, vivent une spiritualité de confiance et d’alliance avec Dieu et avec les jeunes. Ils puisent dans un dialogue intérieur constant et un ressourcement régulier dans l’Eucharistie et la Réconciliation.

Une spiritualité de la relation

La première communauté de Mornèse réunit des sœurs et des jeunes qui vivent ensemble comme dans une grande famille. Tout est partagé dans la joie et la simplicité : la prière, le travail, les temps de détente. Enfants et sœurs grandissent dans l’écoute de Dieu, l’attention l’une pour l’autre, les relations authentiques et la joie de travailler ensemble à un même projet.

Notre vie de prière

Notre prière s’exprime dans un unique mouvement d’amour envers Dieu, envers les jeunes, et envers tous nos frères et sœurs en humanité. Elle crée dans la communauté un climat évangélique de foi et de don de soi.

Notre prière se vit dans la simplicité, enracinée dans le quotidien de la vie. Elle sait aussi exprimer le sens de la fête et entraîner les jeunes dans la joie d’une rencontre avec le Christ. La Parole de Dieu nous interpelle chaque matin et renouvelle sans cesse notre volonté de conversion à l’Évangile.

Nous nous laissons envahir par la force de l’Esprit dans le silence de tout notre être, comme Marie la Vierge à l’écoute que nous prions chaque jour.

La Louange des Heures ponctue nos journées. Nourries à la table de la Parole et du Corps du Christ, nous devenons avec Lui, « pain » pour nos frères.

Notre vie fraternelle

« Aimez-vous comme je vous aimés ! Si vous avez de l’amour les uns pour les autres, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples. »
Jn 13,35

Dans le peuple de Dieu, notre communauté est signe particulier d’une manière nouvelle de vivre ensemble fondée, non sur la chair et le sang, mais sur la force de la foi et sur la fraternité en Jésus Christ. Dans le respect et le dialogue, nous cherchons à vivre une amitié vraie et fraternelle, en accueillant nos différences comme richesses pour construire la communion. Vivre et travailler ensemble au nom du Seigneur est un élément essentiel de notre vocation. Notre communauté est appelée à servir le Seigneur dans la joie et avec un profond esprit de famille. Chacune de nos communautés est une communauté apostolique, où l’on partage, en vue de la mission, préoccupations et espérances, prière et engagements pastoraux, travail et biens matériels. Nous sommes appelées et envoyées pour vivre notre mission éducative dans l’Église et dans le monde. Nous travaillons en collaboration avec d’autres. Avec les éducateurs, les enseignants, les jeunes et leurs parents, les membres de la Famille Salésienne, notre mission prend forme selon les besoins du lieu et les possibilités concrètes : établissements scolaires, internats, soutien scolaire, VIDÈS (organisation internationale de volontariat des jeunes), activités de loisirs et d’approfondissement de la foi, catéchèse pour jeunes et adultes, scouts et patro, maisons de spiritualité, …

Dans nos différents lieux d’insertion, nous vivons cette mission en communautés. En effet, vivre et travailler ensemble au nom du Seigneur est un élément essentiel de notre vocation. La communauté est fondée sur la présence du Christ Ressuscité. Don Bosco et Marie-Dominique ont reçu ce don de l’amour préférentiel pour les jeunes et en particulier les plus pauvres. À notre tour, nous nous donnons en priorité à celles et ceux qui ont le moins de chance de réussir dans leur vie. Notre mission éducative, vécue selon l’esprit salésien, devient une expérience de communion entre nous et avec les jeunes, dans un climat de spontanéité, d’amitié et de joie.

Notre vie missionnaire

Les enfants et les jeunes sont le cœur de notre mission. Avec l’amour préférentiel de Don Bosco et de Marie Dominique, nous nous consacrons aux jeunes les plus pauvres, c’est à dire à ceux et celles qui pour diverses raisons, ont le moins de chance de réussir leur vie et sont les plus fragiles. Nous réalisons notre mission dans l’unité du charisme et le pluralisme des situations socioculturelles, avec cet esprit d’adaptation, d’audace et de créativité, qui poussait Don Bosco à aller toujours à la rencontre des jeunes.

À la suite du Bon Berger, nous accompagnons les jeunes sur les chemins de la vie et de la foi… L’originalité de la pastorale salésienne des jeunes est très bien exprimée dans la formule « évangéliser en éduquant et éduquer en évangélisant ». Cette pastorale se vit dans toutes sortes de lieux de vie salésiens : internats, homes pour enfants, écoles, patros, centres de jeunes, centres de réinsertion pour enfants de la rue, présences dans des bidonvilles, à l’université…  Aussi différents que ces lieux puissent être, chacun a quelque chose d’une maison, d’une école, d’une paroisse et d’une cour de récréation … Ces 4 points sont l’armature du projet éducatif que chaque « présence » met en œuvre en fonction de sa nature et de ses destinataires.

Toute « présence » salésienne est une « école » qui prépare à la vie.

Elle propose des itinéraires de formation qui ont pour but la connaissance et le respect de soi, le développement de l’autonomie personnelle et du sens critique, l’acquisition de compétences professionnelles. La vie en groupe permet aux jeunes d’apprendre à faire des choix, de mûrir en tant que citoyens responsables, ouverts et solidaires. 

Toute « présence » salésienne est une « paroisse » qui éveille à la foi et qui accompagne le croyant en chemin.

Dans le respect de la conscience de chacun, elle se propose d’ouvrir les jeunes à l’expérience de l’amour du Christ afin qu’ils arrivent petit à petit à le connaître comme Celui qui donne sens à leur vie. Elle les aide à accueillir la vie comme une vocation et les accompagne dans la réalisation progressive de leur projet de vie. L’évangélisation dépend en grande partie d’une bonne médiation culturelle qui assure une annonce compréhensible du message de l’Évangile. Elle est aussi étroitement liée au témoignage des adultes et des jeunes eux-mêmes. Le langage le plus efficace et le plus compréhensible est certainement la qualité des relations entre tous. Le quotidien, dans la spiritualité salésienne, est considéré comme le lieu privilégié de la rencontre avec Dieu. C’est là que s’incarnent les valeurs de l’Évangile.

Toute « œuvre » salésienne est une « cour de récréation » pour se rencontrer en amis et vivre dans la joie.

Le « vivre ensemble » avec les jeunes dans un climat de joie est une de nos grandes caractéristiques. Le théâtre, la musique, le sport, l’expression artistique … sont très valorisés dans les milieux salésiens. Une façon de valoriser les talents de chacun, de grandir dans la confiance et l’estime réciproque, de mieux rejoindre les jeunes pour les aider à grandir.

« Familiarité avec les jeunes, surtout en récréation. Sans familiarité, l’affection ne se prouve pas, et sans cette preuve, il ne peut y avoir de confiance. Qui veut être aimé doit montrer qu’il aime. Jésus-Christ se fit petit avec les petits et porta nos faiblesses. Voilà le maître de la familiarité ! Le professeur que l’on ne voit qu’au bureau est professeur et rien de plus ; mais s’il partage la récréation des jeunes, il devient comme un frère. »
Don Bosco, Rome 1884
« J’ai promis à Dieu, que ma vie jusqu’à son dernier souffle, serait pour les jeunes les plus pauvres »
Don Bosco
« Moi, dit Jésus, je suis le bon berger : je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. »
Jn 10, 14-15
Retour en haut