Sœur Catherine Fino, Professeur de théologie à la Catho… une mission au rythme salésien.

Sœur Catherine Fino est professeur au Théologicum et secrétaire du Département de morale à l’Institut Catholique de Paris. Née le 29 novembre 1958 à Saint-Maur des Fossés, en banlieue parisienne dans une famille anticléricale, elle s’est « convertie » à l’adolescence, et a fréquenté la JICF puis l’ACI pendant ses études, accompagnée par le Père salésien Gilles Pincé. Elle est entrée à « l’aspirandat » à la communauté de Paris-Providence en 1987, une fois soutenue sa thèse de médecine. Elle a fait profession dans notre Institut le 5 août 1990 et a été envoyée à Paris, Thonon-les-Bains, Marseille et Mitry. Catherine a ensuite repris des études en Théologie et a soutenu sa thèse de doctorat le 30 novembre 2007 qu’elle a ensuite publiée sous le titre : « L’hospitalité, figure sociale de la charité. Deux fondations hospitalière à Québec ». Il nous a semblé utile, dans un esprit de partage fraternel, de lui demander de préciser en quoi consiste exactement sa mission. Voici la réponse :

Sr Catherine Fino 1Pour découvrir l’ambiance d’une journée de théologienne à l’Institut catholique de Paris, le voyage aller se fait dans le métro et on atterrit un peu au-dessus du quartier de Saint-Germain des Prés.

Cours et séminaires…

La journée se partage entre plusieurs activités. Il y a d’abord les heures de cours ou de séminaires : la pédagogie est variée, de l’enseignement magistral mais aussi des exposés, des temps de débat animés par moi ou supervisés quand ce sont les étudiants qui les mènent, des discussions animées où il faut donner des clés de lecture, repérer quand l’un ou l’autre projette ses idées sur ce que dit l’auteur, expliquer où est le nœud du débat et veiller au respect et à l’écoute réciproque quand des désaccords éclatent.

Nos convictions sur des sujets d’éthique politique, familiale, bioéthique, sont souvent autant existentielles que pastorales, pour ces prêtres venus de divers pays d’Afrique ou d’Asie, mais aussi pour les séminaristes ou jeunes prêtres français et les quelques laïcs, souvent des femmes, parfois des séminaristes des Eglises d’Orient ou orthodoxes.

Chacun apporte avec soi son expérience, sa culture, ses difficultés à s’acclimater en France, parfois sa solitude ou à l’inverse trop de charges pastorales dans la paroisse ou la communauté qui l’accueille, une première formation théologique souvent différente. Les « français » intéressés par la « morale » ont une expérience professionnelle variée, dans le management ou l’ingénierie, l’armée, la médecine, le droit, etc., sans compter leur expérience familiale et ecclésiale.

Je retrouve des éducateurs et des animateurs en pastorale quand j’enseigne à l’Institut supérieur de pédagogie catéchétique, en ce moment un cours sur : « Ethique, éducation, famille », et le suivi de plusieurs mémoires.

Accompagnement des étudiants…

Catherine à la FACLe reste de la journée, je rejoins mon port d’attache à la faculté, le bureau de la secrétaire du Département de morale, pour le suivi pédagogique des étudiants et des programmes – une avalanche de mails -, les multiples rendez-vous de tutorat ou d’accompagnement des mémoires ou des thèses, et le versant administratif bien chronophage pour organiser tel colloque ou journée facultaire sur la Catho (quatre ou cinq projets en cours pour 2017-2018) et préparer les conférences ou formations en diocèse, voire quelques incursions au Lycée Don Bosco ou pour le personnel des communauté de sœurs aînées.

Autres réunions… dans d’autres lieux enrichissants.

Je rejoins aussi souvent l’une ou l’autre réunion : le comité de rédaction de la revue de la Catho (Transversalités) ou de la revue de notre association de moralistes, tel comité scientifique ou comité éthique : la Chaire Bien commun, avec les collègues des Bernardins, la Chaire Rodhain, avec le Secours catholique, le département de bioéthique du Centre Sèvres, le comité éthique de l’Association des frères de Saint-Jean de Dieu. Ce sont des lieux enrichissants pour les rencontres qu’on y fait, les échanges d’idées, auxquels s’ajoutent les moments où je peux me déplacer sur place pour une formation ou conférence (formation diocésaine, monastère, association, etc.). A tout cela se sont ajoutés les « cadeaux » et les dépaysements de la théologie : des colloques au Québec, et les deux beaux voyages au Vietnam en 2016 et à Kinshasa ce mois de janvier 2017.

Retour à la communauté !

Le soir, retour au logis, plus ou moins tôt, souvent vers 20H30. Une universitaire gère l’organisation de son temps de travail, ce qui veut dire que je cours pour essayer de répondre aux urgences au jour le jour, et que je tente de préserver une journée en communauté sur la semaine et le maximum de WE.

Com Paris NDL format 1200x900Une fois en communauté, c’est l’art de « préparer les valises » pour le reste de la semaine. Il faut rédiger les conférences et les cours nouveaux, préparer les programmes de lecture des séminaires, relire et compléter ce que l’on reprend d’une année sur l’autre : en morale familiale, bioéthique, éthique éducative, les choses évoluent très vite, les lois aussi, et les synodes se succèdent à Rome.

Il faut aussi assurer le temps de la recherche, où il y a toujours un article sur le feu, qui était à envoyer « pour avant-hier », et des projets à plus long cours.

Je me partage entre la thématique de ma thèse (la charité soignante et éducative), le volet de l’éthique catéchétique et éducative (mon « poumon » salésien), et depuis quelques temps la gestion des mutations anthropologiques contemporaines, du « gender » et autres théories de la déconstruction à l’impact du numérique et de la robotique, le prochain thème de notre groupe de recherche.

Réflexion théologique…et rédaction d’articles.

Je réfléchis en ce moment sur la manière dont la théologie peut accompagner la manière dont nos contemporains déplacent les normes et créent de nouvelles manières de vivre pour s’adapter à des situations inédites, sans renoncer à poser un jugement éthique. Il s’agit de plonger dans la culture « post-moderne » pour que les chrétiens de demain y vivent de manière positive et pas seulement en résistance !

La recherche universitaire se vit aujourd’hui au rythme des exigences de l’HCERES (Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur), de la préparation d’une HDR (Habilitation à diriger des recherches dans l’Université publique), etc. 

Il faut faire du nombre et de la qualité (publication dans des revues de haut niveau), de l’interdisciplinaire, répondre aux sollicitations du doyen ou du recteur (un recteur moraliste, ce n’est pas vraiment reposant), suggérer des pistes qui conviennent aux collègues pour le travail du département, et maintenir le cap de son propre axe de recherche ! Cela passe aussi par le soin de la convivialité entre collègues pour éviter qu’on nous mette en concurrence et discerner ensemble les réponses à donner.

La Catho est propice à une convivialité de type « resto » avec les uns et les autres, et à une convivialité « ecclésiale » lors des célébrations et rencontres facultaires, ou à l’occasion de tel ou tel colloque. Il y a aussi la solidarité dans l’adversité, lors de la maladie et du décès cet été de notre collègue ecclésiologue Laurent Villemin.

La théologie : une belle mission !

Voilà : la théologie est une belle mission ! On y trouve toutes les « couleurs » de l’Eglise, on essaye d’équiper au mieux des pasteurs et des acteurs ecclésiaux de toutes nationalités, on n’hésite pas à recourir à un zeste de pédagogie salésienne. Evidemment, il y a toujours un brin d’insécurité : la charge de travail, la parole risquée devant les collègues, les réductions budgétaires, les rivalités diverses…Mais ce partage des conditions de la vie professionnelle commune est aussi un gage de crédibilité, et nos fragilités nous stimulent à choisir de vivre selon l’Evangile : dépasser la concurrence pour privilégier la confiance mutuelle et l’entraide entre collègues ; partager nos intuitions et nos compétences ; soigner l’attention envers chacun et recevoir force et joie au fil des rencontres et des gestes fraternels. D’un côté, la foi, l’espérance et la charité quotidienne construisent la communauté universitaire et restaurent notre engagement au service de l’Eglise.

Comme salésienne, je suis attentive à vivre ce chemin quotidien de conversion en union avec les jeunes qui construisent leur avenir face aux défis du monde contemporain. De l’autre, il s’agit de s’abandonner assez pour « oublier tout » et se rendre disponible pour la lecture, l’écriture ou l’enseignement qui apportent beaucoup de découvertes et de rencontres. Avec Marie-Dominique et Don Bosco, soyons toujours joyeux : « La joie du Seigneur est notre rempart ». 

Sr Catherine Fino – août 2017

Portrait de Marie Vaillant : J’étais ingénieure… Dieu m’a voulue salésienne !

Marie VAILLANT poursuit actuellement sa seconde année de noviciat à Castelgandolfo en Italie. Interviewée par une journaliste de « Avvenire », quotidien italien d’inspiration catholique, qui enquête sur la vie religieuse, elle explique son parcours.

    « Les origines de ma vocation ? Je me suis sentie écoutée et aimée des jeunes. Je suis attirée par eux, spécialement par les plus pauvres. Ce sont eux qui me conduisent à Jésus. »

Marie Vaillant irradie la joie salésienne. « Mon histoire est très simple – dit-elle – je suis née dans une famille catholique à Lille en France. Enfant, je pensais déjà à la vie religieuse, mais en grandissant je me suis dit que ce n’était pas pour moi. J’étais aussi convaincue que je n’aurai jamais à travailler avec des jeunes, mais il y a les surprises de Dieu !

Marie est diplômée ingénieure et commence une brillante carrière professionnelle. Marie et AEn 2011, elle accepte d’accompagner un groupe de jeunes aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid. Au retour, elle demande à recevoir la Confirmation. Le groupe de préparation au sacrement est guidé par une FMA. Cette sœur, ensuite, propose à Marie de donner un coup de main pour le groupe scout qui se réunit régulièrement dans la maison des sœurs.

« Une de mes collègues de travail me lance la même invitation – souligne Marie – je suis obligée de constater que deux personnes différentes me font la même proposition et j’accepte. Je n’avais jamais animé un groupe de jeunes mais l’accueil que je reçois de ces scouts est merveilleux ! En outre, je touche du doigt combien est intense et contagieuse la joie des FMA. Ainsi, je sens que j’ai trouvé ma maison et je décide de présenter ma demande pour devenir sœur.

Depuis 2014, je me trouve dans ce noviciat international. Nous sommes onze : cinq proviennent de différents pays d’Europe, une de la Jordanie et cinq italiennes. A Rome, le long de la Via Appia, se trouve un autre noviciat qui accueille une quinzaine de jeunes. Nous sommes toutes très heureuses. »

Je lui demande ce qui l’attire dans le charisme salésien. « Il y a tant de choses qui me plaisent – répond-elle – en particulier, cette façon de vivre avec simplicité jour après jour, en basant tout sur Dieu. Ceci est le fondement de la joie typique des salésiens. Srs Arricia

C’est beau de travailler pour aider les jeunes à découvrir le sens de leur vie, nous accompagnant et nous aidant réciproquement. Pour moi, la mission est d’annoncer Jésus, cherchant à vivre moi-même ce que je dis pour que mes paroles ne soient pas vaines.  Je me sens poussée par ces jeunes spécialement les plus pauvres. Ils nous donnent tant !  

Comme l’a écrit dans l’Etrenne 2018, le Recteur Majeur des Salésiens, Don Àngel Fernàndez Artime, nous salésiens, sommes appelés à vivre la joie de la vocation dans l’amour. 

                                         Donatella Coalova – « AVVENIRE » 

Assemblée Provinciale : à l’écoute des jeunes !

Plus de soixante sœurs salésiennes se sont retrouvées début novembre au lycée Don Bosco de Lyon pour leur Assemblée Provinciale. Leur Province est encore toute jeune : « Notre Dame des Nations » fête deux ans d’existence.

Sœur Geneviève Pelsser, Provinciale, a retracé les pas effectués au cours de ces deux années et l’accueil des Constitutions réactualisées en Belgique et en France.20171031_091041

Les projets communautaires sont articulés avec une vision du territoire

Nous avons ensuite pris connaissance des différents projets communautaires à travers trois critères :

L’engagement des communautés sur le territoire,
Vivre la différence,
Développer la pédagogie vocationnelle.
Nous avons analysé les projets communautaires selon les trois thématiques. Grâce à la dynamique mise en place par les différentes conseillères, nous avons passé un excellent moment de fraternité en prenant davantage connaissance des maisons, des réalités socio-culturelles et ecclésiales, des défis soulevés et des propositions parfois audacieuses.
La qualité de la parole, de l’échange, de l’écoute

Nous avons écouté une vidéo où quelques jeunes et adultes parlent de nous, nous interpellant sur notre mission.

« Nous avons besoin de votre présence… nous avons 23120276_482258995487762_1065662141789656237_obesoin d’un accompagnement ! Allez dans les lieux où vous n’êtes pas et où sont les jeunes… à l’aumônerie, nous avons des salésiens mais pas de salésiennes ! »
« J’ai visité l’oratoire à Turin, c’était super ! Je rêve d’un oratoire chez nous ! »
« Je crois très fort au Défi Citoyenneté ! Faîtes-vous connaître ! On ne vous voit pas assez ! Il faut communiquer davantage. »
« Les sœurs âgées portent des richesses qu’il est important de partager… Pourquoi pas des communautés intergénérationnelles ? »
Nous avons identifié les appels missionnaires : développer l’intériorité , nous rendre disponible pour l’écoute et l’accompagnement spirituel des grands jeunes ; rejoindre les plus pauvres ; être une présence éducative auprès d’eux, et auprès des migrants ; renforcer notre travail en réseau ; communiquer davantage notre charisme ; dynamiser les foyers d’étudiantes,…

Oui, nous avons vécu une belle rencontre, dans la profondeur, le respect, la joie…dans l’enthousiasme aussi car, comme quelqu’un le constatait : « Ce que nous sommes en train de vivre en assemblée… dans la qualité de la parole, de l’échange, de l’écoute… tout cela est déjà le terreau de la transformation de la province ! »
Sœur Marie-Bé Scherperel
Sœurs salésiennes de Don Bosco

Les voeux de Sr Sandrine Gilles comme une note sur une portée musicale

Le 7 octobre dernier, sœur Sandrine Gilles faisait profession perpétuelle chez les Sœurs salésiennes de Don Bosco. Le temps de fête autour des vœux à Farnières a duré trois jours du vendredi 6 au dimanche 8 octobre 2017. Quelques notes de musique qui vont changer sa vie.

Le vendredi 6, une veillée spirituelle rassemble une soixantaine de personnes dans la chapelle de Farnières : jeunes du Mouvement Salésien des Jeunes, du Campobosco, du VIDÈS, d’Ephata, du patro, des oratoires… et adultes de la Famille SalésienneVolontaires de Don Bosco, Salésiens de Don Bosco, Salésiens Coopérateurs, amis de Farnières, famille et amis de Sr Sandrine.

Plusieurs témoignages évoquent leur engagement en réponse à l’appel de Dieu : leur vocation religieuse salésienne, l’amitié fidèle, l’implication dans la Famille Salésienne. Durant la marche silencieuse dans la nuit jusqu’à l’étang, nous avons déposé des bougies flottantes symbolisant les personnes qui sont lumière dans nos vies.

Lfma-voeux-sandrine-002-e samedi 7 octobre matin, les enfants de 5-11 ans sont invités à un voyage autour du monde avec Don Bosco et Marie-Dominique : Frère Pierre-Jean et Sœur Anne Méjat. Dans l’église paroissiale de Vielsalm, les voix et les instruments de musique des jeunes de Louvain-la-Neuve et de Farnières s’accordent.

« Le oui de sœur Sandrine vient de loin »

La célébration commence par cette belle introduction qui donne le ton : Le « oui » que Sr Sandrine dit vient de loin… Il a sa source dans le « oui » de Dieu à l’humanité. Un « oui » qui comme un chant d’amour ne cesse de donner et redonner la vie, et d’appeler l’homme à joindre sa voix à la mélodie. Ce « oui » de Dieu est comme une portée musicale sur laquelle toutes les notes de la vie de Sandrine peuvent prendre place et trouver leur sens.

Le « oui » comme une portée musicaleIMG_6547

Sur cette portée, il y a les notes de Sandrine et il y a aussi des notes qui lui ont été données par sa famille, les personnes qui l’ont accompagnée, les jeunes… C’est l’ensemble de ces notes qui constituent le « oui » d’aujourd’hui. Sandrine choisit de répondre à Dieu, non pas en donnant une note ou une mélodie passagère, mais en donnant toute la partition. Comme tant d’hommes et de femmes, comme Don Bosco et Marie-Dominique.

C’est sur cette portée musicale inscrite sur une toile que Sr. Sandrine s’allonge, face contre terre pendant la litanie des saints. Cette attitude de prostration exprime la vénération devant la grandeur de Dieu et le désir d’abandon entre ses mains.

Après cette célébration, l’assemblée est invitée à l’apéritif préparé par les Salésiens Coopérateurs de Farnières, aidés par des sœurs de la province, dans les salons du château du Domaine de Farnières, suivi du repas de fête avec plus de 200 personnes.voeux de Sr Sandrine 7.10 (3)

Voici quelques extraits de l’homélie du P. Gérard Durieux, sdb pour conclure :

« Va, va vers les jeunes, Sandrine et tous ceux qui croiseront ton chemin, dans Sa Paix et Sa Joie ! Continue à faire confiance à la voix du Souffleur, de l’Esprit qui est Dieu en toi, comme une source d’inspiration… Tes sœurs, tes amis, tes parents t’accompagnent et comptent sur toi. Bonne route ! Que le Seigneur achève en toi ce qu’Il a commencé… ».

Les provinciales d’Europe et du Moyen-Orient réunies à Farnières

IMG_1690 (réduiteDu 14 au 20 septembre, une rencontre de Famille a réuni 23 Provinciales venues de toute l’Europe et du Moyen-Orient, dans la belle nature verte et captivante de Farnières.

Les journées ont été vécues dans une grande unité d’intention et un partage ouvert, serein, profond et unique. L’expérience inédite, a été guidée par le jésuite Graziano Calci et Madame Luisa Rossi. ESDAC (www.esdac.net) est la méthode avec laquelle ils ont mené nos réunions.IMG_1417

La PAROLE DE DIEU a été priée, contemplée et partagée à partir des pistes de réflexion qui ont à chaque fois donné vie à la Parole.  Et cette parole priée illumine le cœur et l’ouvre de plus en plus au sens profond de ‘qui nous sommes ?’, ‘à quoi nous sommes appelées ?’ et ‘comment le mettre en œuvre ?’. Elle nous a introduit jour après jour à une vraie connaissance de nous-même, personnellement et communautairement.

Cette expérience vécue en commun nous a permis de récolter des fruits de proximité, de connaissance réciproque, de croissance intense entre nous et aussi de solidarité.   Œuvres, Sœurs, jeunes et laïcs, tout était objet de notre réflexion et de notre prière, dans nos rencontres personnelles, en petits groupes ou en assemblée. 20170916_142618Nous avons eu la joie de rencontrer les jeunes du Mouvement Salésien des Jeunes, réunis pour une formation sur le site de Farnières.

Nous avons consacré l’après-midi du 19 et la journée du 20 pour nous rencontrer au niveau des 3 Conférences inter-provinciales européennes : CIEM, CIEP, CII pour préparer l’évaluation triennale que nous vivrons ensemble à Rome en janvier 2018 afin de vérifier le chemin parcouru depuis le chapitre général. L’arrivée de Mère Yvonne Reungoat, responsable Générale, par sa présence maternelle et ses paroles de sagesse, a renforcé l’esprit de famille. IMG_1563 réduitAussi, nous avons eu la joie de vivre un temps de rencontre en famille salésienne : frères salésiens, jeunes, et salésiens coopérateurs !

Ce fut vraiment une rencontre qui forme et qui transforme !  Les moments inoubliables passés ensemble, unies dans l’esprit salésien, marqué de simplicité, de prière et de tant de fraternité, ont rechargé chacune de nous d’enthousiasme pour la mission en faveur des jeunes.

Nous avons même rejoint Ste Marie-Dominique Mazzarello, en lui exprimant nos désirs les plus profonds et en les lui faisant parvenir par des ballons blancs lâchés dans le ciel de Farnières.

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Sr Virginie : un appel missionnaire Ad Gentes

Quel mystère, pour moi, que cet Appel à la vie missionnaire Ad gentes ! Un Appel qui me dépasse, qui me saisit ! Dieu n’a pas encore achevé, en moi, l’œuvre qu’il a commencée ! Un Appel qui vient tout chambouler !

Le « Oui » d’aujourd’hui s’enracine dans un long cheminement et discernement. Campo 2017 VirginieVoilà plusieurs années que je porte en moi ce profond désir. Années traversées par de multiples questions, doutes, peurs mais aussi convictions, signes. Je me suis souvent demandé si ce désir était aussi et surtout celui de Dieu pour moi ou si ce n’était que mon propre désir…même si les deux ne sont pas incompatibles ! J’ai souvent résisté : peur de quitter mes sécurités, mes habitudes, mes relations, mes sœurs, la famille salésienne, ma famille de sang. Et puis pendant ces 10 années passées avec vous, au milieu de vous, j’ai beaucoup reçu car vous m’avez beaucoup donné mais vous m’avait offert aussi la joie de me donner : groupe Confirmation, Ressuscito, Célébration de Noël, CampoBosco, MSJ…mais aussi le Valdocco…avec vous, j’ai parcouru mes premières années de vie religieuse ! Toutes nos relations, toutes ces  expériences ont été cadeau, source d’une grande richesse, j’ai beaucoup appris ! Il y a eu des moments de joie profonde, de belles amitiés, des traversées plus désertiques, des temps de partage qui m’ont fait grandir, vitalisée ! Je dois à chacun, chacune, d’être la salésienne que je suis aujourd’hui ! Merci. Je suis bien ici !Assemblée chantelamesse

Ce départ est tout sauf une fuite car la séparation n’est pas simple assurément mais je fais l’expérience que quand Dieu appelle, Il persiste et fini par gagner mais sans faire de forcing et je crois que ce chemin est chemin de bonheur, pour moi, aujourd’hui ! Je ressens en moi, une grande Paix et une grande Joie qui perdurent ! J’ai pris conscience que le désir s’était transformé en devoir. Devoir de répondre à cet Appel de Dieu ! Un jour, je me suis imaginé, à la fin de ma vie, n’ayant jamais fait ce pas et j’ai ressenti de manière profonde, le sentiment d’être passée à côté de ma vie ! J’ai compris que je ne  pouvais pas me dérober, ni fuir, à l’Appel de Dieu ! Je fais l’expérience que cet appel est comme un torrent qui vient me submerger et tous les barrages et résistances que l’on peut dresser sont vains ! J’ai aussi la conviction profonde que le bonheur, on ne le reçoit pas  comme cela sur un plateau d’argent, mais qu’on le choisit justement et le paradoxe c’est que souvent il naît au cœur des expériences les plus difficiles.Image1

Vos vies ne sont pas différentes de la mienne…. vous portez en vous vos questions, vos doutes, vos peurs, vos désirs… Dieu vous traverse, vous interpelle, ne cesse de vous appeler ! Des choix, de vrais choix, crucifiant, parfois vous en avez déjà fait, vous en faites et vous aurez encore à en faire ! Le Christ est là, n’ayez pas peur et Il ne souhaite que votre Bonheur !

Je pars à Rome, pour 1 an en formation et le 31 Janvier prochain, fête de St Jean Bosco, je recevrai le nom de mon nouveau pays de mission.  Je veux ainsi vous demander de prier pour moi, ma fidélité à cet appel, de prier pour la famille salésienne et pour que des jeunes puissent se mettre à l’écoute de Dieu et oser ce choix audacieux mais si heureux, de la vie religieuse salésienne, de prier pour mes parents, ma famille ….Virginie et Pilar

Je continue de prier pour vous parents, amis, jeunes, frères et sœurs, paroissiens et paroissiennes… je prie pour que le Seigneur puisse faire son œuvre dans vos vies….ni plus ni moins ! Car quand on le laisse créer, il fait de chacun, de chacune, un chef d’œuvre !

Bonne suite à chacun et chacune et Merci !

Sr Virginie M.

Le patro selon Don Bosco …à La Marsa, en Tunisie

Depuis le 10 Juillet et jusqu’au 21 du même mois , tous les matins du Lundi au Vendredi, de joyeuses musiques retentissent dans le jardin des sœurs salésiennes de Don Bosco à la Marsa. DSC_0191A peine le portail ouvert et les 50 enfants âgés de 7 à 14 ans s’engouffrent rapidement : c’est parti pour 4 heures d’activités bien salésiennes ! D’abord un accueil avec des jeux libres organisés par les 4 animatrices françaises venues de Lyon et de Paris. Deux sœurs salésiennes de France sont venues également pour collaborer à la mission avec la communauté, ici, sur place ! Nous rejoignent un étudiant africain et deux tunisiennes qui nous seront précieux pour l’animation  mais aussi pour les traductions en arabe !!!!

jeu au 2Ensuite, des chants, des danses permettent de réunir tout ce petit monde….que de vie et quelle ambiance !!! Ce rassemblement festif fait l’unanimité !

Oh mais qui arrive? Azur et Asmar, nos deux amis du matin !lucia vir azur asmar Ils viennent nous raconter, à l’aide d’un petit sketch, comment gagner la clef du jour. Nous avons 8 clefs à trouver pour ouvrir la porte qui permettra de libérer la fée des Djins. Clef de la rencontre, de l’accueil, de la différence, de la solidarité, du pardon, du courage…

Après, départ en Atelier que nous suivons tout au long des 15 jours pour préparer le spectacle où nous invitons les parents : théâtre, chant, danse, photos montages, activités manuelles !!!! On apprend beaucoup et nous débordons de créativité !

jeu tour 2Après une pause « goûter » bien méritée, ce sont les clubs qui démarrent : Français, Anglais, sport, Jeux de société, activités manuelles…. Il y en a pour tous les goûts !

A la fin de la matinée, par tranche d’âge, nous nous retrouvons dans une salle pour regarder un petit clip ou écouter une histoire en lien avec le thème du jour et nous en discutons ! C’est le temps du « vivre ensemble » !!!!

A midi, c’est l’heure du retour à la maison !!! Certains resteraient bien jusqu’au soir, c’est bon signe !

Les après-midi, sont l’occasion pour le groupe de jeunes venues de France de s’ouvrir à la découverte de la Tunisie : la culture, l’Islam, l’Eglise et le christianisme, la migration.  Notre petit groupe rencontre de beaux témoins qui nous interpellent : Jean Fontaine sur la société tunisienne,  Mr Sayadi sur l’histoire de l’Islam, des jeunes convertis, un prêtre jésuite vivant en Algérie, l’OIM, les sœurs de Notre Dame de Sion à Nabeul qui nous font découvrir leur beau projet pour l’accueil de ces enfants qui ont le droit à une maman. Nous partons aussi en visite à la cathédrale de Tunis avec le père Silvio et en Pèlerinage à Carthage avec le Père Nicolas ! Les sœurs salésiennes nous donnent aussi leur témoignage vocationnel d’une vie toute donnée au service des jeunes du monde entier !

le groupe 0Nous avons aussi la joie de retrouver, pour certains témoignages, les jeunes venus à l’école Jeanne d’Arc, pour y animer aussi des enfants ! Les échanges entre nous sont riches !

Nous ne voulons pas donner l’impression d’être trop sérieux … la plage, les visites dans les souks de Tunis et Nabeul, la promenade à Sidi Bou Said et la Goulette, le thé à la menthe sont aussi de la partie !!!!

enf memoryNous vivons de beaux moments sur cette terre tunisienne tellement attachante ! Les yeux pétillants des enfants nous comblent de joie, les découvertes, que nous faisons, nous bousculent, nous posent de nombreuses questions et creusent notre foi ! Voici un été qui a pleinement du sens !

Merci aux sœurs salésiennes, à l’église de Tunisie et aux tunisiens pour leur accueil !

 

 

WE de formation des aînés de l’oratoire St François de LLN

Les aînés de l’oratoire de Louvain-la-Neuve ont vécu un we de formation et de programmation à Farnières à la fin du mois de juin. En fin de séjour, il leur a été demandé d’écrire une lettre à un adulte de l’équipe pour lui raconter son expérience. Voici quelques extraits de la lettre de Teresa (13 ans).

Bonjour Sr Marthe. Comment vas-tu ?

Comme tu le sais, je suis partie à Farnières avec les autres aînés de l’oratoire pour deux jours de formation. J’ai vraiment appris beaucoup de choses.

… Nous avons commencé par faire des petits jeux que nous avons trouvés sur le moment et nous avons donné des consignes pas très clairement. Sr Pilar a choisi de nous faire jouer à « saute-mouton », Simon à un jeu, je pense qu’il s’appelle « attrape bulles ». Lucas, lui, nous a proposé le jeu de la « Tomate » et Joseph, un jeu de rapidité et de connaissance. Nicolas nous a expliqué « Pan » et moi, j’ai proposé le jeu « kiekeboe ». Nous avons bien rigolé.20170629_095058[1] transforemer 1

Après le repas et après avoir fait la vaisselle, nous avons débuté la veillée par une explication de Sr Pilar sur la façon de donner des consignes. Nous avons tous fait un test pour savoir quel était nos canaux de perception. Personnellement, je suis auditive et visuelle. Nous avons ensuite réexpliqué nos consignes de jeux en faisant attention à ce que les « 3 types de personnes » puissent bien comprendre et on a aussi travaillé notre posture. J’ai trouvé cela vraiment intéressant et enrichissant….

Jeudi, … à 7h30 nous sommes sortis dans la forêt pour faire une ballade de 45 minutes. Après avoir fait de gros câlins aux arbres pour nous rebooster de bonne énergie et d’ondes positives, nous avons pris une douche, un petit-déjeuner et nous avons fait la vaisselle.

Nous avons commencé en disant chacun à son tour une recette pour s’entraîner à donner des ordres-consignes. Sr Pilar nous a posé quelques questions sur nos anciens profs les plus autoritaires pour aborder le thème de 20170630_121200[1]transformer 2l’autorité. Nous avons fait un compte rendu de toutes nos réponses et chacun de nous a choisi 2 points sur lesquels nous voulions nous améliorer. Pour moi c’était « être directe et être sérieuse au bon moment »….nous avons trouvé une technique pour être direct sans pour autant blesser la ou les personnes car c’était pour cela que je n’aimais pas être directe. J’ai beaucoup appris même avec ce que les autres avaient choisi.

Nous avons fait aussi un exercice d’accueil pour calmer un groupe. Dans la journée, on a aussi commencé à préparer le jeu pour la rentrée et à 18h on est allé à la messe.

Pour la veillée, nous avons fait la « fenêtre de Johari », j’ai trouvé ce travail vraiment intéressant. Puis nous avons lu un psaume et j’ai découvert une phrase qui va probablement changer ma vie : « Je confesse que je suis une vraie merveille, tes œuvres sont prodigieuses : oui je le reconnais bien » (Ps 138).

… Nous sommes ensuite allés dans la chapelle des sœurs salésiennes pour faire le point sur ces deux jours passé à Farnières….

… Le 30 juin, réveil vers 7h30. Nous voulions aller refaire une balade en forêt mais nous n’avons pas pu car il pleuvait…. Nous avons ensuite préparé le planning de l’année. Il y aura plein d’activités super chouette ! Nous avons aussi préparé la rentrée… Nous avons ensuite écrit cette lettre et nous sommes partis.

C’était une formation super intéressante ou j’ai appris énormément de choses. Oui on a fait beaucoup de choses mais c’était très bien équilibré avec les temps libres. Les explications de Sr Pilar étaient super claires et les exercices super amusants. Et surtout, le plus important, on rigolait tous le temps. J’en suis sortie grandie.

J’espère te revoir très vite.

Teresa V.